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 The mess we're in

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Elizabeth Newbury
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MessageSujet: The mess we're in   Mer 24 Fév - 22:14




    Après avoir quitté Joy et John, Lizzie était rentrée chez elle. Shallan était bien là. Elle tomba littéralement dans ses bras. Celui-ci la veilla les quelques jours qu'elle resta endormie, la consolait et la rassurait dès qu'elle se réveillait en hurlant. Il attendit avec la patience qu'elle reprenne des forces. Au bout de quatre jours de repos, où elle ne fit que dormir ou se réveiller en hurlant à cause de ses cauchemars, la jeune femme fut en état de restée éveillée plus de dix minutes. Elle raconta tout à Shallan, sans rien omettre. En plus d'être son bras droit, le jeune homme était aussi son meilleur ami et son confident. Elle n'ignorait rien des sentiments ambigus qu'il avait pour elle, mais ce dernier savait aussi que dans le cœur de la jeune femme, il ne serait jamais vu que comme un frère. C'est avec l'accord de la jeune femme que le médecin du gang vint aussi. Elle lui fit jurer sur sa vie qu'il devait garder le silence plus que jamais, sinon, s'en était de fini de lui. En effet, Elizabeth ne pouvait pas s'alimenter, son estomac n'arrivait à rien garder. Elle avait maigrit, beaucoup trop, son visage était marqué par la fatigue et la peur. Dans le fond de ses yeux, une onde de peur passait régulièrement. Le docteur avait décidé de la mettre sous perfusion et venait deux fois par jours inspecter son état, qui l'inquiétait grandement. Il n'avait d'ailleurs pas caché ses inquitétudes au bras droit de la jeune russe.

    « Elle se laisse mourir », lui avait-il dit. « Elle ne lutte pas. Je ne sais pas ce qu'elle a subi, mais si elle en réchappe, elle sera marquée à vie. Jamais plus elle ne sera comme avant. En attendant, passez le plus de temps que vous pouvez auprès d'elle. Il ne faut pas la laisser seule. Son état m'inquiète grandement, je ne vous cache rien. Je ferai tout mon possible pour l'aider. »

    Shallan, que cette nouvelle avait rendu mué avait hoché la tête. Il avait caché ses larmes à Lizzie, mais se sentait complètement désemparé face à la situation. Toute les nuits, il l'entendait hurler sa peur et sa souffrance, et quand elle ne criait pas, elle s'agitait dans son sommeil comme une démente. Il restait auprès d'elle comme le lui avait conseillé le docteur, et dirigeait le gang depuis la chambre de Lizzie. Celle lui lui donnait parfois des conseils, mais la plupart du temps, elle restait dans un état entre le sommeil et l'éveil. Et en effet, Lizzie ne se battait pas, elle n'en avait tout bonnement pas la force. Elle se laissait à mourir petit à petit, et elle savait que c'était grâce aux nombreuses perfusions qu'elle avait planté dans le bras qu'elle n'avait pas encore passé l'arme à gauche. Régulièrement, elle essayait de manger, mais il n'y avait rien à faire, son état lui interdisait toute nourriture solide. Lizzie avait bien vu.

    Un jour que Shallan s'était isolé dans le salon pour se préserver, il entendit la sonnette raisonner. Jettant un coup d'œil à l'heure, il trouva qu'il était bien tôt pour le passage du médecin. Il approchait les dix-huit heures, il était supposé passer deux heures après. Il ouvrit la porte et se trouva façe à un homme qu'il reconnu comme Morgan Trembley, l'actuel « petit » copain d'Elizabeth. Shallan le fit entrer.

    « Bonsoir », dit-il d'une voix sombre. « Vous êtes là pour Lizzie ? Je vais voir si elle est reveillée. »

    Il ne lui laissa pas le temps de répondre, mais l'air terriblement inquiet qu'abordait l'homme était sans doute la chose la plus terrible que Shallan avait après Lizzie. Celle ci d'ailleurs, semblait une nouvelle fois prise d'une crise de panique. Un hurlement roque se fit entendre de sa chambre, et Shallan se précipita dans sa chambre pour calmer son amie. Celle ci débattait dans ses couvertures, le visage ruisselelant de sueur et de larmes. Il la réveilla en douceur et la berça pour la calmer, avant de lui passer un gant de toilette froid sur le visage.

    « Lizzie », lui dit-il d'une voix douce, « Lizzie, il y a quelqu'un pour toi, je le fais entrer ? »

    La jeune femme hocha la tête. Quand elle vit Morgan entrer dans sa chambre, son estomac se tordit de douleur. Un puissante envie d'embrasser l'homme qui se tenait face à elle la prit, mais elle pouvait à peine se redresser pour voir l'homme qu'elle aimait. Elle s'en voulut de lui avoir donner de nouvelle plus tôt, le pauvre avait du mourir d'angoisse tout ce temps. Un mois de captivité, deux semaines dans sa chambre. Le contact de Morgan lui manquait terriblement, elle avait de le sentir contre elle, de le serrer dans ses bras, de l'embrasser, de pouvoir passer ses mains dans sa nuque et la lui masser. Mais elle était incapable de tout ça. Elle voulut parler, mais pas un mot n'arrivèrent à traverser sa bouche. Elle se mordit la lèvre, les larmes aux yeux.

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Morgan A. Tremblay
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MessageSujet: Re: The mess we're in   Sam 27 Fév - 0:12

« Bonsoir. Vous êtes là pour Lizzie ? Je vais voir si elle est reveillée. »

Okay, maintenant tu peux paniquer. Des jours que la cherche. Des jours que je traine mon corps de l'appartement à l'université en ne pensant qu'à son absence, qu'à son silence infini, vortex, trou noir, vide qui la aggripé. J'ai peur, j'en pleure. Chris me demande où elle est. Et moi je ne sais pas. Je ne sais absolument pas. Elle a disparue. Elle ne reviendra pas me dit-on. Chris a compris qu'aujourd'hui, il ne faudrait pas m'accompagner. Il n'a même pas demandé où j'aillai en partant. Je crois qu'il savait. Il est rare qu'on ne lise pas la douleur sur mon visage. J'ai honte mais Chris est devenu le cadet des mes soucis ces derniers jours. Joy m'a sauvé la vie. Aller de rues en rues, des plus sordides au plus hupé, chez l'homme de la rue et de l'affaire, demander à n'importe qui et quoi mon chemin et surtout si il ne l'avait pas vu, Elizabeth Newberry, russe, se balade avec une arme tout le temps. Le meilleur moment était celui de la photo. Un sourcil qui tremble, un cri d'effroi, un rire forcé ... Ma Lizzie. Seulement ma Lizzie. Bizarrement, une fois que j'ai su ou chercher, cela est devenu beaucoup plus facile. On connaissait mon nom, mon visage, ma profession et la couleur de mes rideau. Je devais être dans la liste des 'à ne pas tuer'. Oh mon dieu, Lizzie, je ne voulais pas en savoir tant.

En face de cet homme j'ai l'air encore plus minable que d'habitude. Franchement, moi, Morgan Adrian Tremblay anciennement Johnson dans ... la mafia russe ? J'espère que Shannon me regarde et prit pour moi. Shannon qui grimpait à des montagnes plus hautes qu'un gratte ciel, Lizzie chef de gang ... Je crois que j'attire les femmes fortes. Ou inconsciente, au choix. Trop anxieux, torturé pour rire, je garde un visage fermé, pas raser depuis trois jours, comme si cela devait me donner contenance. N'importe quoi. Je retrouve Lizzie, et je ne ressemble à rien. J'espère qu'elle va bien.

Mais la phrase de son espèce de bras droit ne me dit rien. Rien, rien, rien. Oui, je là pour Lizzie. Pour qui, d'autre ? Toi ? Allez dégage que j'aille l'embrasser. Tout cela reste coincé en moi et ne sort de ma bouche qu'un souffle exténué.

Un cri. Sec. Comme un papier que l'on arrache et qui aurait trop de colle. Un papier si fin qu'on se coupe avec . Un papier froissé en boule et qui bloque la gorge, remplissant mon estomac de lames.

L'homme se précipite dans la chambre.


« Lizzie, il y a quelqu'un pour toi, je le fais entrer ? »

Je ne veux pas la voir. Je ne veux plus. Je me souviens d'elle brillante, éclatante, joyeuse, enjoué, vivante. Je perçois la forme d'un lit. Dans le salon dans lequel je viens malgré moi d'entrer, je me met à reculer en faisant non de la tête. Un lit, des médicaments, des médecins. Et moi, inutile. Objet animé surexité qui ne sert qu'à faire des geste, du bruit. Non, non, je ne veux pas, je refuse de revivre ça. Mon visage se contortionne tandis que mes jambes avancent vers la chambre.

J'entre.

Froid.

J'ai froid.

Allongée, incapable de bouger, conscience ? Lizzie est là et attend. Consciente elle l'est. L'homme lui a parler et l'a rassurée. Si lui pouvait en faire autant. Mais je reste l'objet inutile. Le seul objet inutile dans cette pièce. Je m'approche encore et mon cerveau me hurle de me retourner, de partir en courant, d'oublier et de noyer mon chagrin dans une bouteille de rhum.

Pas cette fois.

Je m'assoie près d'elle. La gorge me brûle, je ne parle pas, je ne dirais que des conneries. Que faut-il dire de toute façon ? Ou alors, pleurer ? Pour lui montrer à quelle point je l'aime ? Je pense qu'elle ne sait. Elle le sait. Elle seule. Je lui carresse les cheveux, la peau et ce contact si doux qui m'avait manqué ... Plus envie de l'embrasser. Plus envie de me jeter sur elle. Juste le calme et qu'elle comprenne que ... Je suis là. C'est ça. Je suis là.


"Je suis là."

Seule chose à dire.
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MessageSujet: Re: The mess we're in   Mar 16 Mar - 2:19

    "Je suis là."

    Ces simples mots provoquèrent la joie de la jeune femme. Un sourire quelque peu douloureux s'étira sur son visage, alors qu'elle attrapait la main de l'homme assis à côté d'elle; elle savait que les nombreuses perfusions l'empêcheraient de faire tout autre mouvement. Elle la serra le plus fort qu'elle put. Oui, il était là, et c'était la chose qui lui faisait le plus de bien dans le moment. Mais elle savait que ce ne serait pas une visite qui se ferait sans pots cassés, Lizzie savait par Shallan que Morgan avait appris pour ses activités. Dans la situation, elle se devait d'être honnête avec ce dernier, quel qu'en soit le prix à payer.

    La jeune femme savait aussi la douleur que cette vision devait provoquer. Avant elle, il avait vu sa femme mourir dans des conditions assez similaires, sa femme qu'il aimait plus que tout, plus qu'elle-même, elle le savait. Son regard se perdit quelques instants entre l'ici et l'ailleurs, elle ne dit rien, se contentant de savourer le contact. Autour d'elle, sa chambre était un véritable capharnaüm, il y avait des cours empilé sur une partie du bureau, des dossiers du gang enfermés dans une armoire, des affaires de danse un peu partout. Sur sa table de chevet, parmi les innombrables médicaments, se trouvait une arme, qui ne quittait jamais la jeune femme, un livre. Et dans un tiroir, il y avait le dossier qu'elle avait dérobé au Stardust. Elle n'avait pas encore osé l'ouvrir. Pour le moment, elle travaillait à se remettre d'aplomb et à diriger à distance le gang.

    Elle aurait voulu que Morgan l'embrasse, sentir le doux contact de ses lèvres sur les siennes, mais elle se contenta de la caresse. Elle observa en silence Morgan, ses yeux dégageant une tristesse douloureuse. Il n'était pas rasé depuis quelques jours, semblait plus qu'inquiet et particulièrement agité. Elle lui sourit, un sourire qui annonçait plus ou moins la tournure qu'allait prendre l'instant. La russe se redressa dans son lit pour s'assoir et ainsi pouvoir parler plus aisément. Elle ferma quelques instants les yeux, pour se concentrer, respira profondément et plongea son regard déterminé dans celui de Morgan.

    « Morgan, je crois qu'une conversation s'impose. Je vais te demander de m'écouter sans m'intérrompre. Tu jugeras ensuite de ce qu'il convient de faire. Je me nomme Katia Yakovlev, je suis russe, tu le sais, et je suis aussi le leader de l'un des plus grands réseaux mafieux de ce qu'a été la Russie. Je suis l'héritère d'un empire gigantesque, qui touche au trafic de cuillères en plastique, jusqu'à celui d'armes ou de drogues, ou encore le meurtre et l'assassinat. J'ai déjà tué. Cinq fois. De sang froid. »

    Elle marqua une pause, le temps de lui laisser digérer quelques peu les lourde informations qu'elle venait de lui donner. S'il décidait de mettre un terme à leur relation, Lizzie ne savait que faire. Si elle suivait les codes et règles de son gang, elle devrait tuer elle même Morgan pour le faire taire, mais son affection et son amour pour lui était beaucoup trop important pour qu'elle puisse s'y résoudre, car cela impliquait aussi d'abattre son fils et de les faire disparaître totalement de la surface de la terre. Et cela, elle ne pourrait jamais s'y résoudre. Elle reprit la parole.

    « Shallan, comme je crois que tu le sais déjà, est mon meilleur ami, mais avant tout mon bras droit. Tu dois aussi savoir que je suis une mutante. Que c'est la raison pour laquelle j'ai disparu ces derniers temps. »

    Voilà, elle avait dit ce qu'elle avait à dire, elle avait pris le risque d'être franche, oui, mais honnête, ce que pour le coup, elle était moins souvent. Elle n'avait jamais vraiment menti à Morgan, mais elle n'avait jamais rien dit sur elle. Lui, de son côté, n'avait jamais vraiment cherché à savoir, le coup de feu l'ayant sûrement refroidi. Les retrouvailles ne devaient sûrement pas être celles auxquelles il s'attendait, mais les projets futurs de la jeune femme étaient de se venger de ceux qui lui avait fait ça, à elle, mais aussi à John, qu'elle estimait plus ou moins par défaut, mais aussi à Joy et à tant d'autes. Elle avait déjà quelques noms, des adresses, et la principale activité des membres actuellement était d'enquêter sur cette organisation.

    Lizzie avait changé, c'était certain.

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Morgan A. Tremblay
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MessageSujet: Re: The mess we're in   Sam 27 Mar - 21:31

Mon souffle tremblait. Je sentais venir la tempête.

« Morgan, je crois qu'une conversation s'impose. Je vais te demander de m'écouter sans m'intérrompre. Tu jugeras ensuite de ce qu'il convient de faire. Je me nomme Katia Yakovlev, je suis russe, tu le sais, et je suis aussi le leader de l'un des plus grands réseaux mafieux de ce qu'a été la Russie. Je suis l'héritère d'un empire gigantesque, qui touche au trafic de cuillères en plastique, jusqu'à celui d'armes ou de drogues, ou encore le meurtre et l'assassinat. J'ai déjà tué. Cinq fois. De sang froid. »

Assis près d'elle, je me laissait peu à peu glisser vers le sol. Mes jambes se coupèrent et je fini au sol, sur le plancher sale. Je lui tourna le dos. La tête entre mes mains, je pouvais aps m'empêcher de repensé à ce soir, ce soir où elle avait tiré en l'air, et où je m'étais promis de ne jamais rien savoir. Mais pourquoi parler Lizzie, où quelque soit ton nom. Pourquoi me dire ce que je ne veux pas savoir. Ce n'est pas comme ci s'étaient important. Et Chris, je fais quoi moi, si il te vient la lubie de nous faire disparaître ? Tue-moi, mais garde Chris. Tue-moi, mais je suis déjà mort.

Sans m'en apercevoir, ce petit monologue, je l'avais murmuré. Comme si tout était trop grand pour ma tête, trop lourd pour mon inconscient et qu'il fallait l'envoyer dans les airs, là où les paroles volent. Cependant elles restaient, contrairement au dicton. Elles restaient ces garces que je n'aurais jamais voulu rencontré. Je me retournais brusquement vers Katia Yakovlev. Les larmes vinrent à mes yeux.

« Katia a les même yeux que Lizzie. Je peux continuer à t'appeler Lizzie ? »

Derrière cette question, il y avait toutes mes exigences. Ne rien savoir de Katia et de se qu'elle faisait, de ce qu'elle tuait. Aucune importance car moi j'aime Lizzie. J'aime la Lizzie qui ne parle pas bien, qui invite son prof dans un parc et qui l'embrasse tendrement. Katia ressemble à Lizzie mais ce n'est pas elle. Katia est mon ignorance.

Comme si ce n'était pas assez pour me détruire, elle ajoute :


« Shallan, comme je crois que tu le sais déjà, est mon meilleur ami, mais avant tout mon bras droit. Tu dois aussi savoir que je suis une mutante. Que c'est la raison pour laquelle j'ai disparu ces derniers temps. »

Des fois, fuir a du bon. Fuir m'a éviter de voir Shannon, fuir m'aurait éviter de voir Katia. Et maintenant, une mutante. Ça non plus, je ne peux pas l'accepter. Je ne lui reproche ni le mensonge, ni la trahison. Je lui reproche d'avoir éclater la bulle dans laquelle je vivais. Celle où il n'y avait ni mafia ni mort, ni pouvoir ni mutant. C'est à moi de parler ? Toujours assis au pied du lit, je sors ma tête de mes genoux et articule :

« Qu'est ce que tu veux que je te dise ? »

Je pleure et j'enrage. Elle l'entend à ma voix. Les sanglots se mêlent à ma voix :

« Je sais que tu veux en rajouter alors crache le reste. Il t'es arrivé quoi ? Ça ne me sert plus à rien désormais d'être aveugle. Il y a trop de lumière ici. Si avouer te fais du bien, fait le. N'épargne plus. Ne regarde plus où tu frappes. Je ne sais plus grand chose de nous, enfin ; »

J'ai assez de force pour me lever maintenant. Je monte encore une fois sur le lit, et m'approche tout près de son visage. Je lui effleure la joue, lui souffle :

« enfin, je ne sais plus que cela »

Seule certitude qui tienne, je l'embrasse.

Au fond de moi, quelqu'un ramasse les miettes.
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MessageSujet: Re: The mess we're in   Sam 3 Avr - 16:38

    Lizzie comprenait parfaitement la réaction de Morgan, et venant de sa part, pour dire vrai, elle ne s'était pas attendu à grand chose de différent. Il s'était laissé tombé lourdement au sol. Elle le surprit à marmonner quelque chose comme « tue-moi garde Chris ». Elle ne répondit rien, ne releva pas, se contentant de garder le silence, alors que quelques larmes glissaient le long de sa joue, lentement. Morgan se tourna vers elle, les larmes aux yeux, lui aussi. Elle affronta son regard et planta ses yeux dans les siens.

    « Katia a les même yeux que Lizzie. Je peux continuer à t'appeler Lizzie ? »

    Katia est Lizzie, Lizzie est Katia. Il ne pouvait pas ne vouloir aimer l'une sans connaître l'autre. Car si Katia était morte en même temps que la Russie disparaissait, elle restait son passé. Elle ne répondit pas tout de suite, ne sachant pas vraiment comment tourner la chose. Elle ne voulait pas le blesser plus, mais cette discussion, elle le savait, était importante. Morgan ne pouvait pas continuer à vivre dans l'ignorance de ce qu'elle était réellement, de qui elle était vraiment. Cela la rendrait malade et leur relation plus que malsaine ! Lizzie respira un grand coup, retenant un gémissement de douleur, alors que sa poitrine ne soulevait d'un coup. Elle sentait que la situation se dégradait bien vite. Elle posa sa main sur l'épaule de Morgan.

    « Qu'est ce que tu veux que je te dise ? »

    La violence du ton la surpris. Elle jeta un bref coup d'œil à Morgan, toujours au pied du lit. Elle ne comprenait pas pourquoi un tel changement de situation tout d'un coup. « Je sais que tu veux en rajouter alors crache le reste. Il t'es arrivé quoi ? Ça ne me sert plus à rien désormais d'être aveugle. Il y a trop de lumière ici. Si avouer te fais du bien, fait le. N'épargne plus. Ne regarde plus où tu frappes. Je ne sais plus grand chose de nous, enfin. »

    Les propos de Morgan heurtèrent la jeune femme plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Elle n'avait pas besoin de colère de sa part, mais de soutiens. Cela suffit pour refroidir la jeune femme, elle retira vivement sa main de Morgan et tourna sa tête de l'autre côté de l'endroit où elle se trouvait. Elle serra ses lèvres pour empêcher ses sentiments d'exploser ! Elle n'avait pas besoin qu'il l'accable; mais qu'il la soutienne ! S'il n'en était pas capable, que faisait-il encore ici ?

    Quelques larmes de plus coulèrent le long de ses joues, tandis qu'elle fixait le mur, sa mâchoire se serrant de colère. Qu'avait-il à la place des yeux ? Ne voyait-il pas dans quel état elle se trouvait ? Elle sentit le poids de Morgan sur le lit.

    « enfin, je ne sais plus que cela »

    Et il l'embrassa. Mais elle ne répondit pas au baiser... C'était trop facile ! Il ne pouvait pas l'accabler puis ensuite jouer avec ses sentiments aussi facilement. Elle se concentra pour ne pas s'ennerver, et c'est d'une voix froide qu'elle parla.

    « Ce que je veux que tu me dises Morgan ? C'est qu'est ce que tu fais là ? Si tu n'es pas capable de m'accepter telle que je suis vraiment, si tu ne peux pas prendre la vie comme elle est vraiment et que tu te sens obligé de te voiler la face pour ne pas voir la réalité, dis moi, qu'est ce que tu fiches encore ici ? Parce que la vie, ma vie n'est pas une bulle, loin de là ! Katia est morte en même temps que la Russie, mais elle fait partie de moi ! Et si ici, je suis Lizzie pour tout le monde, j'ai été Katia ! Et je suis une mutante, oui ! Et si tu veux tout savoir, c'est à cause de ça que je suis dans cet état ! Parce qu'il y a des gens comme toi, qui ont peur de nous ! »

    La jeune femme souleva ses cheveux, laissant apparaître la longue cicatrice qui barrait son crâne, souvenir des opérations qu'elle avait subit. Elle avait bien pesé tous ses mots, savait la portée qu'ils allaient avoir, mais cela lui faisait du bien de pouvoir enfin cracher sa haine et son désespoir. Dommage que ce soit sur Morgan, qui dans le fond n'y pouvait pas grand chose. Son regard, lourds de reproche et de tristesse se fixa de nouveau sur l'homme qu'elle aimait. Car ça aussi, c'était une certitude pour elle.

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MessageSujet: Re: The mess we're in   Dim 11 Avr - 18:47

Elle ne m'a pas embrassé. Elle ne m'a pas embrassé. Non, non, elle ne l'a pas fait, je ne rêve pas, elle ne m'a pas embrassé en retour. Alors je n'ai pas le droit, moi, d'être mal aussi ? Elle en a le monopole ? Elle m'annonce toute ses choses comme si elles étaient naturelles et moi, je dois sourire et tout avaler, comme ça ? Je n'ai pas fui et finalement, au lieu de ne recevoir que des cailloux, c'est le rocher entier qui me tombe sur la tête ! Un énorme rocher nommé Katia, ou Lizzie, ou je ne sais plus qui ! Je … Je …

« Ce que je veux que tu me dises Morgan ? C'est qu'est ce que tu fais là ? Si tu n'es pas capable de m'accepter telle que je suis vraiment, si tu ne peux pas prendre la vie comme elle est vraiment et que tu te sens obligé de te voiler la face pour ne pas voir la réalité, dis moi, qu'est ce que tu fiches encore ici ? Parce que la vie, ma vie n'est pas une bulle, loin de là ! Katia est morte en même temps que la Russie, mais elle fait partie de moi ! Et si ici, je suis Lizzie pour tout le monde, j'ai été Katia ! Et je suis une mutante, oui ! Et si tu veux tout savoir, c'est à cause de ça que je suis dans cet état ! Parce qu'il y a des gens comme toi, qui ont peur de nous ! »

Je suis un con. Et elle est une mutante. Et c'est pour ça qu'elle est dans cet état.

« Oh, putain. »

La tête entre les mains, je fais quelques pas dans la chambre. Sa froideur me traverse de toute part, je peux à peine respirer tant mon souffle se saccade, entre peur, pleurs et horreur. La fenêtre à les rideau tiré, les volets entre-ouvert. J'ai besoin d'air. Ouvrant la fenêtre et tout ce faisait obstacle, je laisse entrer la lumière blanche du soleil dans ce capharnaüm. De l'air. Appuyé contre le rebord, je fixe le vide d'un oeil torve, pensant que ce n'est pas si bas, et que cela ne peut pas faire si mal après ça. Alors la femme que j'aime est une mafieuse, une mutante et en plus de ça, elle m'en veut. Morgan étouffa un rire jaune. Si ce n'est pas être inconscient comme attitude, ça. Soudainement, une chose à éclaircir s'impose.

« Je n'ai pas peur de toi. J'ai peur de tous les autres mutants de cette foutue planète, mais de toi je crois que je n'aurai jamais peur. Tu m'effraiera peut être un peu, mais jamais tu ne me fera peur Lizzie. Jamais. »

Cette attitude de gamin fier ne me va pas, mais je ne trouve pas d'autre moyen de lui faire comprendre que je l'aime. J'observe ma main qui tremble et je sens ma tête tourner. Je cligne plusieurs fois des yeux, et je manque de perdre l'équilibre. Mes mains tremblent toujours. J'adresse un petit sourire à Lizzie, l'air de lui dire que ce n'est qu'une petite crise d'angoisse, et que cela va passer parce que, parce que …

« Je n'aurais pas dû m'énerver. J'ai eu peur. Je suis désolé. Je suis un con. »

L'air penaud je recule et attrape un siège, m'asseyant, ou plutôt, tombant sur le siège. La pièce tourne toujours autour de moi, mais je ne vais pas m'en plaindre. Je n'avais qu'à pas regarder en bas. Je ne dit rien et me repasse encore ce que vient de me dire Lizzie, et je mesure enfin combien elle a raison sur la Bulle. Ma Bulle, éclatée en mille morceau avec la mort de Shannon, patiemment reconstruite avec Chris, petit à petit, atome par atome, de nouveau partie en fumée. C'est peut être le pris à payer pour être avec Lizzie. Le prix à payer dans ce nouveau monde. C'est une mutante. Oh, merde …

Inutile et perdu, je continue à m'ensevelir sous des montagnes d'excuses, sans jamais poser la question qui occupe tout mon esprit. Pourquoi savoir n'est-ce pas . J'étais heureux tant que je ne savais pas. Je laisse tomber mes épaules et souffle, affiche une moue de douleur et me frotte les yeux. Être avec Lizzie, ça veut dire savoir, ça veut dire …

« Raconte moi ce qui c'est passé. »

Savoir qu'elle souffre.

[Je trouve pas ça fameux.]
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MessageSujet: Re: The mess we're in   Jeu 15 Avr - 16:41

    Morgan semblait vexé, voire même choqué qu'elle n'ait pas répondu au baiser. La jeune femme ne réagit pas aux émois de l'homme qu'elle aimait, plus concentrée à faire passer sa propre colère, disproportionnée. Il semblait enfin réaliser, prendre conscience de la réalité. Lizzie posa un regard dur sur Morgan. Il était temps qu'il grandisse, des deux, c'était elle qui pouvait le plus prétendre à avoir ce comportement, et pourtant, elle se sentait comme si elle devait être adulte pour deux. Autant, elle aimait cela chez l'homme, mais parfois, cela l'exaspérait aussi. Elle ne prêta pas plus attention à la crise d'angoisse de Morgan qu'à sa propre fureur qui refusait de décroître. Elle fulminait, et seule sa mâchoire crispée, caractéristique de cette humeur, trahissait ses pensées.

    « Je n'ai pas peur de toi. J'ai peur de tous les autres mutants de cette foutue planète, mais de toi je crois que je n'aurai jamais peur. Tu m'effraiera peut être un peu, mais jamais tu ne me fera peur Lizzie. Jamais. »

    Morgan, lui tournant le dos, ne put voir le regard de mort que lui lança Lizzie. Quelle différence entre elle et les autres ? Savait-il au moins, que son propre fils était un mutant ? Et de lui, en avait-il peur ? Sa respiration commençait à devenir irrégulière, tandis que la colère montait toujours. Elle songea pendant un moment à lui dire à la vérité au sujet de Chris, mais aussi de Joy. Elle eut un regard pour Morgan, et s'adoucit quelque peu. Il était inutile de le détruire encore plus. Elle réservait ce genre de coup pas pour les gens qu'elle n'aimait pas et qu'elle voulait détruire. Ce qui n'était pas le cas pour Morgan. D'un coup, sa colère retomba. Elle regarda Morgan et son air triste bourré de remords, dans le fauteuil qui était pour une fois dégagé de toutes affaires. Et d'un coup, la seule envie qu'elle avait était de l'enlacer.

    « Raconte moi ce qui c'est passé. »

    Lizzie se redressa brutalement, ce qui lui tira un gémissement de douleur. Jamais elle ne raconterait quoi ce que soit, surtout à Morgan. Il n'avait pas besoin de savoir ça, de s'imaginer des choses pires qu'elles ne s'étaient réellement passée. La panique envahit alors Lizzie. C'était ça son problème, depuis qu'elle avait repris connaissance, elle passait d'une humeur à l'autre, incapable de se contrôler. Shallan la sauva au moment où elle allait encore craquer.

    Trois petits coups discrets sur la porte, il entra. D'un coup d'œil rapide, il s'enquit de la situation. Il n'en fallait pas beaucoup au jeune homme pour comprendre. L'air de Morgan et celui de Lizzie lui en disait assez sur la discussion qu'ils devaient avoir eu. Pourtant, il ne put s'empêcher d'en vouloir l'homme présent dans la pièce. Jalousie masculine sans doute. Il fusilla Morgan du regard avant de s'approcher de Lizzie.

    « Lizzie, le docteur est là », dit-il en russe, pour exclure Morgan.
    « Fais-le entrer » répondit-elle dans la même langue sans vraiment y réfléchir.

    Le bras droit ouvrit la porte et le docteur entra. Il l'examina comme à son habitude, mais pour une fois, son air soucieux l'avait quitté. De là à dire qu'il semblait heureux, c'était trop, mais il semblait réellement moins inquiet. Une fois son examen terminé, il s'adressa à elle, en Russe aussi -étant la seule langue qu'il parlait.

    « Vous avez de jolie couleur aujourd'hui. Cela fait plaisir de voir que vous avez quitté pour un temps la pâleur à laquelle j'étais habitué ces derniers temps. »

    Et il sortir. Shallan resta quelques instants, pour lui donner un dossier. « C'est ce que tu avais demandé », indiqua-t-il à son amie, avant de sortir, non sens donné un dernier regard de braise à Morgan. Lizzie, elle souriait, d'un sourire qui promettait la mort. Ses hommes avaient fait du bon travail. Dans l'histoire, Morgan devait bien s'en poser des questions.

    Lizzie se leva non sans difficultés. Elle n'avait pas posé le pied à terre depuis son évasion et les nombreuses perfusions entravaient ses mouvements. Pourtant, à petits pas, elle se dirigea vers Morgan et s'échoua sur ses genoux. Doucemement, elle l'enlaça et le colla contre elle de façon à ce qu'elle puisse lui parler dans l'oreille.

    « Je n'ai pas avoué tout ça seulement pour apaiser ma conscience, j'espère que tu le comprends. Mais tu dois être au courant des règles du jeu. Et s'il m'arrivait quoi que ce soit, apprendre qui je suis réellement lors de ma mise en bière; je pense sincèrement que cela te ferait plus de mal. Tu n'es pas difficile à cerner Morgan, ta personnalité est simple à déchiffrer. Maintenant que tu sais, c'est à toi de prendre ta décision. Pense à tout : à ton confort de vie, à Chris, ton boulot. Ta vie, tout ! Demande toi si tu es prêt à prendre ce risque » dit elle en murmurant.

    D'un main, elle caressa doucement le visage de l'homme, ses doigts froids frôlant les lèvres qu'elle mourrait d'envie d'embrasser. Mais avant de céder, elle se releva et retourna dans son lit. Il ne le savait pas, mais Elizabeth devait à Morgan sa première victoire contre son mal : elle avait marché. Elle le regardait, se préparant à une éventuelle chute morale. Elle le savait, mais refusait de se l'avouer : Morgan était devenu sa faiblesse, la personne qu'elle ne pourrait pas sacrifier pour le gang; et elle savait qu'une rupture éventuelle, elle ne s'en remettrait que dificilement.



[*saute par la fenêtre*]

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MessageSujet: Re: The mess we're in   Jeu 29 Avr - 23:33

Il y avait cette inquiétude. Et ce terrible sentiment de manque. Il y avait tout ce qui avait déjà vécu, qui revenait d'un seul coup s'exploser comme un ballon contre mon visage. Un grand boum, un grand splash, quelque chose qui trempe et refroidit. Quelque chose qui réveille de l'idylle dans laquelle je m'étais assoupi seulement, mais prêt, c'était certain, à me laisser complètement endormir. Finalement, Lizzie n'allait plus rien me dire. Elle avait commencer, je ne savais pourquoi et moi, j'avais continuer pensant bêtement que cette fière guerrière allait ouvrir son armure de flingues et de minutions. J'étais un enfant laisser sur le bord de la route, une chose informe qui au grès du vent, passait de la colère au remord, des remords à l'incompréhension. La voiture s'arrêtait et repartait, mon rôle était d'attendre patiemment sur le parapet qu'elle se décide à me reprendre. Les bras ballants, je ne disais plus rien non plus. Je la regardais, la dévorant des yeux, des yeux remplis de désir et de désespoir. Même au quatrième dessous Lizzie jouait à celle qui allait battre. Même couchée au fond d'un lit, c'était elle qui allait sauver le monde ou du moins ses affaires. Son choix se résumait à peu de chose près à celui du Cid. L'amour ou le devoir. Parce qu'il y aurait un choix à faire, elle comme moi le savait. Cornélien. Pour elle. Mais au fond, c'était dans son caractère.

Trois petits coup contre la porte et un homme entra, le même qui m'avait accueilli avec méfiance. Cette fois c'était de la haine. Un regard et je savais. Tu voulais Lizzie n'est ce pas ? Tu restes avec elle toute la nuit, tu es son ami depuis les temps immémoriaux mais pour tout dire, tu es un ami, tu restes ce que tu as toujours été, et elle te préfère, la sotte, un petit professeur de sciences humaines, un stupide qui se transforme en son talon d'Achille. Et tu sais trop bien que je suis le boulet qui la rattache à la vie. Il lui parle en russe et je ne comprend pas un traître mot. Tu voudrais tellement. Vouloir ne veut pas dire pouvoir pour toi. Dommage. J'aurais presque envie d'en rire. Tu me fusilles encore du regard. Pauvre homme qui ne peut pas fusiller plus concrètement. Une sorte de satisfaction malsaine m'envahit. Un autre homme est entré et de même, il parle en russe. Il semble être un médecin … Il semble, heureux ? Je ne saurais dire. Encore du mouvement. Le second sort et le premier tend un dossier à Lizzie. Il sort finalement souhaitant encore une fois me voir brûler sur un buché, ou mieux, empaler comme un cochon. Pauvre homme qui veut ce qu'il ne peut pas avoir.

Lizzie se met à sourire. Un instant je suis content, j'exulte même de la voir sourire. Mais soudain, j'ai peur et mes jambes n'ont pas eu le temps de se lever que déjà je suis assis, n'ayant pas bougé enfin. Un sourire différent de ceux qu'elle me fait. Un sourire sombre qui n'annonce que la mort. Un sourire mortel, mortuaire, tiens ! Celui d'une citrouille ! Ma petite amie a une tête de citrouille !

Elle se lève. Comme un miracle. Ce miracle, je l'ai attendu sans vraiment y croire. Comme quand je croyais que Shannon allait m'embrasser en criant qu'elle était guérir et que le cancer n'était qu'une farce et que j'allais pouvoir brûler le testament qu'elle m'avait dicté. Lizzie revenait lentement mais surement du quatrième dessous, du fin fond des enfers où les mânes noyées des ancêtres restent, habituellement. Qui a dit qu'elle était normale ? Un sourire se dessine lentement sur mon visage fatiguée et je tend les bras. Elle tombe finalement sur mes genoux. Je sentais sa respiration, faible et pourtant accélérée, le pouls fout de ce qu'elle venait de faire. Elle m'enlace mais un bruit m'empêche de me laisser porter.

« Je n'ai pas avoué tout ça seulement pour apaiser ma conscience, j'espère que tu le comprends. Mais tu dois être au courant des règles du jeu. Et s'il m'arrivait quoi que ce soit, apprendre qui je suis réellement lors de ma mise en bière; je pense sincèrement que cela te ferait plus de mal. Tu n'es pas difficile à cerner Morgan, ta personnalité est simple à déchiffrer. Maintenant que tu sais, c'est à toi de prendre ta décision. Pense à tout : à ton confort de vie, à Chris, ton boulot. Ta vie, tout ! Demande toi si tu es prêt à prendre ce risque, »

Une main vient broyer tripes et cœur. J'ai les côtes qui se brisent. Ce n'est plus un rêve c'est un cauchemars ! Alors nous sommes deux à devoir choisir ? Moi qui m'en sortait bien. Moi qui ne songeait qu'au Cid mais pas à Chimène. Nous sommes deux. It takes two to tango. Ma vie ou elle. Lizzie, ne me demande pas de choisir entre mon fils et toi s'il te plait, non ! Cette supplique reste coincé au fond de ma gorge remplie de sable amer. Je croyais que ce serait simple de choisir mon fils. Ca ne l'est pas. Lizzie et ses yeux, Lizzie et sa force, Lizzie et son corps ... Elle part se rallonger et je n'ai toujours rien dit. Ça semble facile pour elle de dire ça. Elle n'a rien à choisir elle ? Elle ne l'avait même pas embrassé après la déclaration. Comme si elle voulait lui laisser le choix le plus honnête possible. Je sentais mon coeur battre à tout rompre, surtout moi-même en vérité. Rompu, fatiguer, je ne savait plus quoi faire. Tout cela était si soudain et surtout si ... compliquer. Ma vie n'avait jamais été compliquer. Même quand on avait pas un cent à la maison, et qu'on mangeait les boites de raviolis invendus, c'était simple. C'était simple encore de voir Shannon mourir parce que ce n'était pas son choix et qu'après des mois de bataille perdues d'avance, elle avait avalé le morceau. C'était pénible d'élever Chris seul. mais c'était aussi si bon de le voir sourire. Et de voir près du sien celui de Lizzie. Je secouais la tête et me rapprochait d'elle les jambes tremblantes mais résolues. J'avais besoin de savoir. Du ton le plus doux je dis :

« Lizzie qu'est ce que tu veux, toi ? Tu penses que ce sera possible ? Ou je ne suis qu'une passade en train de devenir gênante pour toi et ton gang ? C'est important pour moi de savoir. Parce que, malgré tout, je veux, je veux désespérément rester avec toi. Mais si c'est pour t'être un poids, quelque chose de collant dont tu n'arrives pas à te débarrasser parce que, et bien, parce que je suis simple, dit le moi. »

Je me rapprochais encore plus près de son visage, mais sans la toucher. Je pouvais tout juste sentir son souffle.

« Lizzie, soit fière, j'ai fait un choix. J'ai choisi de prendre le risque d'être avec toi. Si il n'y a qu'un seul risque à prendre dans toute ma vie, c'est celui-là que je choisis. Je connais les règles du jeu maintenant. Les choses ont changés, un peu, mais au final, ce que je veux toujours c'est toi. Au bout du compte, tu es ce qui compte le plus. Non en fait, tu es la seule chose qui compte. Mais promet-moi que jamais je ne serais une chaîne à tes poignets. »

Le pire dans tout cela, c'est que je pensais connaître la réponse. Restait à savoir si Lizzie prendrait le risque, elle aussi, de m'aimer.

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MessageSujet: Re: The mess we're in   Jeu 6 Mai - 15:00

    Elizabeth avait peur. Peur de la réponse qui pourrait venir, peur d'un refus éventuel. Elle comprendrait si c'était le cas, mais elle ne s'en remettrait pas facilement, la pente à gravir serait d'autant plus dur; et Shallan aurait définitivement une raison de le haïr. Elle se sentit soudain bien fatiguée et bien vielle, du haut de ses vingt-et-un ans. Qu'avait elle fait à la vie pour ne pas pouvoir être comme toutes les autres jeunes filles du même âge ? Elle avait l'impression d'avoir vécu plusieurs vies en l'espace de peu de temps, elle avait envie de repos, elle avait envie se sentir dans son dos le souffle de Morgan et qu'il l'enlace et la sert contre lui, pour la rassurer.

    Morgan gardait le silence, ne bougeait pas ne faisait rien. Elle le regardait, le visage tendu par la tristesse. Il semblait aussi fatigué qu'elle, son visage pas rasé ne dissimulait pas les cernes et la lassitude. Lizzie culpabilisait. C'était de sa faute, ça aussi. Etait-elle seulement une source de soucis et de tracas pour lui ? Elle poussa un petit soupir et ferma les yeux. Péniblement, il s'approcha d'elle et s'assit sur le lit. Elle se recula pour lui laisser éventuellement la place de s'allonger à ses côtés. Il approcha son viage du sien.

    « Lizzie qu'est ce que tu veux, toi ? Tu penses que ce sera possible ? Ou je ne suis qu'une passade en train de devenir gênante pour toi et ton gang ? C'est important pour moi de savoir. Parce que, malgré tout, je veux, je veux désespérément rester avec toi. Mais si c'est pour t'être un poids, quelque chose de collant dont tu n'arrives pas à te débarrasser parce que, et bien, parce que je suis simple, dit le moi. »

    Ce fut comme un coup de poignard dans le cœur. Elle craqua. Comment pouvait-il seulement penser quelque chose comme ça ? Comment pouvait-il penser qu'il était collant ? Qu'il était gênant ? Savait-il seulement combien il comptait pour elle, combien il était important dans sa vie ? Au point que pour le protéger si sa vie et celle de son fils venait à être en danger, elle serait capable de le laisser tomber de la pire façon pour le protéger ? Bien sûr, vu comme ça, elle pouvait sembler avoir le mauvais rôle, mais qui sait vraiment comment on se venge dans la mafia ? On élimine une part une les personnes chères et proches, que ce soit femme, enfants, mari, épouse, parents. On détruit moralement petit à petit. Et la jeune femme préférait encore le savoir vivant la haïssant que mort. Elle étouffa un sanglot dans une respiration plus bruyante, mais ses larmes dévalaient copieusement ses joues. Morgan s'approcha encore un peu plus de son visage.

    « Lizzie, soit fière, j'ai fait un choix. J'ai choisi de prendre le risque d'être avec toi. Si il n'y a qu'un seul risque à prendre dans toute ma vie, c'est celui-là que je choisis. Je connais les règles du jeu maintenant. Les choses ont changés, un peu, mais au final, ce que je veux toujours c'est toi. Au bout du compte, tu es ce qui compte le plus. Non en fait, tu es la seule chose qui compte. Mais promet-moi que jamais je ne serais une chaîne à tes poignets. »

    Toutes les inquiétudes de la jeune femme furent balayées en un instant. Elle le regarda droit dans les yeux et lui sourit faiblement avant de relever son visage pour embrasser l'homme avec force, pour se sentir vivante, pour se sentir tout simplement. Ses bras encore faibles enlacèrent le plus fort qu'ils purent l'homme. Elle ne releva pas la promesse qu'il ne pouvait pas tenir, car on se savait jamais ce que le futur réservait.

    « Tu es l'une des plus importantes et meilleures choses dans ma vie Morgan », dit-elle d'une voix rauque.

    Qui aurait pu croire cela possible ? Eux que tout séparait, tant le milieux social, que l'âge ou le vécu, qui aurait pensé cela ? Elle passa sa main dans les cheveux courts de Morgan. C'était un beau risque qu'ils prenaient tous les deux.

    « Je suis désolée, Morgan, désolée pour les soucis que je t'apporte », murmura-t-elle sans lâcher pour autant l'homme qu'elle attira vers elle, doucement. « Tu dois être fou et maso pour vouloir rester avec moi », ironisa-elle. « Et moi, bien sadique pour te prendre dans mes pièges... »

    Elle captura encore une fois avec douceur les lèvres de l'homme. Elle n'avait répondu à aucune de ses questions. Never mind.

[Bon, décidément, je me sens pas inspirée par Lizzie ces temps ci, j'ai l'impression de faire du tout pas beau TT'. ]

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MessageSujet: Re: The mess we're in   Mar 6 Juil - 21:36

Elle pleurait. Non, non, ce n'est pas cela que je voulais, je voulais, je voulais, comme avant, la faire rire, mais pas la faire pleurer. Tu sais, Lizzie, que je t'aime et que je veux ton bonheur. Ma grande déclaration avait fait de l'effet.

« Tu es l'une des plus importantes et meilleures choses dans ma vie Morgan »

Que demander de plus que cette déclaration simple, honnête, franche, qui balayait tous mes doutes en un instant. Moment d'euphorie comme je pensais ne plus en avoir? UN moment ou tous les mots peuvent se transformer en actes. Tous les mots.

« Je suis désolée, Morgan, désolée pour les soucis que je t'apporte. Tu dois être fou et maso pour vouloir rester avec moi. Et moi, bien sadique pour te prendre dans mes pièges... »

Je en savais pas vraiment qui était le plus fou des deux. Les lèvres de Lizzie touchèrent les miennes, je lui rendit son baiser étouffant un rire de joie. Enfin, Lizzie et moi, réunis. La vie redevenait, doucement, simple et parfaite.

Ça s'arrêtait là.

Si seulement il n'y avait plus rien eu après cette tendre étreinte. Mais il fallu la rompre et je ne pu m'empêcher de froncer les sourcils, mes yeux qui s'étaient illuminer, redevenu sombre. Je regardais Lizzie, un peu plus heureuse, mais toujours aussi pâle, toujours aussi couchée dans sa fatigue, dans ce qu'elle ne m'avait pas dit et dans ce qu'elle ne me dirait jamais. Qu'importe. Je ne pouvais m'attendre à tout savoir. C'était pour ma sécurité, pour ma petite bulle de bonheur que Lizzie me cachait tout. Mais enfin, c'était pour Chris que je m'inquiétais. Que se passerait-il pour lui, pour moi, si elle venait à mourir ? L'amour ne sauve rien. Shannon était morte, Lizzie pouvait mourir aussi. Pas aujourd'hui, mais demain ? Mes mains se mirent à trembler et mes pupilles se dilatèrent d'un seul coup. Un sanglot remonta ma gorge et creva sur mes dents. Pas de larmes. S'il vous plait. J'effleurais les cheveux blonds de Lizzie. Si jolie, et si pâle, presque tuée par des fils de pute en robe blanche. Et qu'est ce que j'avais fait ? Rien à part errer dans les rues, sachant à peine qui elle était vraiment. Je n'étais d'ailleurs lié à elle par rien, si ce n'est que l'homme qui m'avait accueilli me tuerait probablement au moindre mouvement malvenu. Quelle réunion de famille. Je pris les mains de Lizzie. Voilà que je tenais le bon bout. Un sourire se dessina sur mon visage, ras de marée chassant les larmes et toute traces de tristesse. Ça venait cette idée folle, qui ne m'aurait pas effleurer l'esprit quelques minutes auparavant. Je tremblais, mais de joie. D'un seul coup, mes jambes touchèrent le sol et je sautillais, je sautillais en attrapant mon sac.

« Ne bouge pas. » lançais-je un peu ironiquement. « Ne bouge surtout pas ... »

Je n'avais pas sourit comme ça depuis des lustres. Sac au dos, je l'embrassai une dernière fois avant de partir. Une idée folle, une idée pour nous deux, ou pour nous trois, si on comptait Chris, qui ne se doutait de rien. Lizzie non plus ne se doutait de rien. Le regard qu'elle m'avait lancé je le connaissais. En sortant, je bousculais son ami et tut en m'excusant j'accélérais le pas. Il n'y avait pas une minute à perdre. J'étais passé devant en arrivant, mais sans vraiment la voir. Vraiment, ce n'était jusque ici pas réalisable. Et pourtant, maintenant j'y croyais, dur comme fer, et je poussais d'un pas triomphant la porte du petit magasin de quartier, de la petite bijouterie de mon bonheur. Je consultais ma montre. Vite, plus vite. Ce que je voulais n'était pas si compliqué que cela. Le destin me donna vingt minutes de réflexion supplémentaire. Le destin perdait son temps.

Serrant dans ma main devenue moite un petit bout de joie pure, je remontais quatre à quatre les escaliers précédemment gravis la peur au ventre. Tout ce que me disait mon ventre maintenant, je ne l'entendait plus. Shallan me dévisagea encore, plus surpris cette fois. Je cru même déceler de l'étonnement paniqué. Oui, toi, tu as compris ce que je comptais faire. Et oui, tu as définitivement perdu la partie.

Je poussais doucement la porte.

« Lizzie ? »

Elle était là. Elle me regardait. Tout mon courage s'évapora. La casserole avait bouilli et on avait enlevé le couvercle. Une longue trainé de courage parti en fumée au-dessus de ma tête. Ok. Joue pas à l'adolescent timide. 'Morgan Adrian Johnson Tremblay !', me souffla une voix invisible au creux de mon oreille. 'On vas pas y passer la nuit !' Je clignais violemment des yeux. Il était impossible que se soit réellement sa voix. La chaleur me rendait fou. Un pas. Puis un autre. Assis aux pieds de Lizzie, ma paume s'ouvrit lentement découvrant deux anneaux d'une simplicité affolante, d'un espoir désolant. Mais d'un espoir quand même. J'avais la gorge sèche. Deux mains semblèrent me pousser en avant, me donnant une pichenette sur l'épaule. Il n'y avait personne derrière moi.

« Lizzie Newberry, euh, Katia, euh ... est-ce que, est-ce qu'il serait envisageable de ... de fonder une famille ? »

De toute façon, Lizzie avait déjà sa chaise à la table du petit déjeuner. De toute façon, Chris lui sautait déjà au coup. De toute façon, je savais ce que je voulais.
Alors d'un ton un peu gauche, un peu tremblant et un peu familier :

« On se marie ? »
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MessageSujet: Re: The mess we're in   Mer 29 Sep - 14:37

    Lizzie ferma les yeux. Elle regrettait les mots qu’elle avait prononce quelques instants plus tot, par faiblesse et par amour, alors qu’elle avait pris sa decision depuis longtemps et que pour les memes arguments cites plus tot, elle ne pouvait se permettre de continuer a frequenter Morgan. Il n’etait pas connu pour le moment, elle pouvait, elle devait le faire disparaitre de sa vie. Mais quelque chose, cette faiblesse appelee amour l’en empechait. Elle se maudissait, parce qu’elle s’etait promis de ne pas le blesser et elle faisait pire que mieux. Au final, c’etait peut-etre mieux, qu’il la haisse…Le baiser qu’ils avaient echange avait le gout du dernier sur les levres de la jeune femme. Et elle attandait que Morgan revienne, sans comprendre.

    Elle se haissait, elle se meprisait plus que tout, mais une education faites dans le sang ne s’oubliait pas. Son caractere avait forge au froid de la Russie, au bruit des armes a feu et au gout de la vengeance et du sang. Shallan entra a ce moment dans sa chamber

    « Lizzie, a quoi tu joues ? Tu ne devais pas le laisser s’accrocher a toi et tu devais le laisser partir. Dans l’histoire, c’est lui qui va souffrir le plus s’il reste et tu le sais aussi bien que moi. Il est secoue, mais jamais il ne pourra supporter de te voir rentrer couverte du sang d’un autre, que tu auras abbatu froidement dans une ruelle de Boston Lizzie. Et je ne dis pas ca pour te faire plus souffrir, mais nous en avons parle. Tu dois le rayer de ta vie, maintenant. »

    Une larme unique coula sur la joue pale de Lizzie tandis qu’elle hochait la tete. Elle ferma les yeux et les rouvrit quand elle eut verouille sa decision dans son esprit et qu’elle laissa de cote la nausee de honte qui l’envahissait

    Lorsqu’il revint, Lizzie ouvrit de grand yeux devant son comportement. Elle avait peur de ce qui allait se passer, et elle en etait responsible. Alors que tout aurait etre plus simple, il fallait qu’elle complique l’affaire. Une grimace de souffrance lui barra le visage alors qu’il prenait la parole :

    « Lizzie Newberry, euh, Katia, euh ... est-ce que, est-ce qu'il serait envisageable de ... de fonder une famille ? On se marie ? »

    Une boule se forma dans la gorge de Lizzie tandis qu’il la regardait, plein d’esoir, pleins d’amour. Puis elle prit la parole, froidement. Elle reprenait son role de leader et mettait de cote ses sentiments.
    « Non »

    Impossible de faire plus distant et concis. Elle aurait pour s’arreter la et demander a Shallan de faire sortir Morgan, mais elle reprit la parole du meme ton.

    « Ecoute Morgan, je ne sais pas ce qui m’a pris de te faire miroiter de telle chose et de te promettre quelque chose que je ne peux plus t’offrir. J’ai ete lache, je ne savais pas comment te le dire, mais ce n’est pas possible. Je prends un chemin qui diverge du tien, et a partir de maintenant, tu ne fais plus parti de mon monde. » Un temps. Trois mots. Dechirants de sincerite. «Je suis desolee »

    Trois autres, qu’elle ne dit pas. Je t’aime.


[Ahahaha, desolee, mais ca pouvait pas etre aussi simple :heart. Une subite insipiration. Desolee, c'est du clavier qwerty japonais et pas relu -.-]

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