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 Here it goes again | Marino |

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Alice Harper
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MessageSujet: Here it goes again | Marino |   Sam 1 Mai - 14:27

Alice pataugeait dans la neige, tout en maudissant mentalement la terre entière et au delà. Elle détestait se déplacer pour rien, et c'était justement ce qui lui était arrivé ce jour-là. En même temps, elle aurait dû s'en douter ne serait-ce qu'un peu ; tout le monde ne pouvait pas montrer la même fureur obstinée de poursuivre le quotidien, comète ou pas, tempête de neige ou pas. Mais elle refusait de le comprendre, elle refusait d'envisager que les autres puissent avoir la faiblesse de fuir ou de rester chez eux alors qu'elle-même faisait l'effort de sortir et de continuer à vivre le plus normalement possible.

Donc, elle s'était levée ce matin exactement à la même heure que d'habitude, et s'était préparée sans rien changer à son programme habituel, ignorant totalement les mugissements du vent qui faisait trembler les fenêtres de la bâtisse victorienne où elle avait son appartement. Elle s'était habillée chaudement, mais avait été quand même un peu dubitative lorsqu'en sortant, elle s'était retrouvée avec de la neige jusqu'à la taille. Considérant que le vent avait juste accumulé de la neige contre sa porte, elle s'était dégagée et avait en effet trouvé que le trottoir était plus praticable ; il y en avait disons jusqu'à mi-mollet dans le pire des cas. Il fallait plus que cela pour décourager Alice d'aller en cours. Vue l'absence de transports en commun, elle décida d'y aller à pieds, consciente que non seulement ce serait plus long et pénible que d'habitude, mais qu'elle allait quoi qu'il arrive louper le premier cours de la matinée (voir très probablement le deuxième et sans doute le troisième). Mais la perspective de rester sans savoir quoi faire chez elle, seule avec elle-même, lui était beaucoup plus angoissante, aussi se mit-elle en route d'un pas décidé.

Après deux heures et quart de marche pénible dans le froid, Alice parvint enfin jusqu'à la fac, et eut la surprise de trouver le bâtiment de chimie presque désert. Elle agressa à moitié le concierge qui se trouvait là (un peu étonné de la voir ceci dit) qui lui expliqua patiemment, insensible à sa fureur, que les cours étaient suspendus jusqu'à nouvel ordre, en raison de l'impraticabilité des routes et des problèmes actuels avec les Pillards. Il lui signala qu'on la tiendrait au courant sur sa boîte mail universitaire, sous-entendant que si elle avait pris la peine de la lire, elle serait restée couchée et tout le monde aurait été content.

Singulièrement démunie, ignorant quoi faire à présent, Alice tourna en rond dans les locaux déserts le temps de trouver une solution valable. La seule qui vint après l'élimination de nombreuses hypothèses fut qu'elle devait rentrer chez elle et supporter la rage de s'être déplacée pour rien. Consciente qu'elle était déjà fatiguée d'avoir tant marché, elle prit la peine de faire une sieste d'une heure dans le hall désert et glacé, s'acheta une barre de céréales dans un distributeur presque vide, et commença le même chemin en sens inverse.

C'était beaucoup plus désagréable que l'aller, parce qu'elle n'avait pas ce sentiment d'aller vers le devoir envers et contre tout, plutôt celui très déprimant d'avoir perdu son temps et de ne pas savoir comment employer celui-ci à présent. Elle avait mis la symphonie du Nouveau Monde au niveau sonore maximum supportable sur son baladeur MP3, histoire de donner un peu de coeur à l'ouvrage. Elle prit un raccourcit à travers les petites rues de Boston, qui avaient l'avantage d'être relativement à l'abri du vent, qui prenait de l'ampleur et rendant sa marche de plus en plus difficile.

Alors qu'elle passait sous un bâtiment abîmé par le tremblement de terre, le sort s'acharna une nouvelle fois sur elle. Elle ne remarqua pas l'accumulation de neige sur le toit à moitié défoncé de l'immeuble, en équilibre précaire et poussée par le vent. Juste quand Alice se retrouva en dessous, le toit finit par céder et s'effondra en pente aiguë, transformant ses innocentes tulles en toboggan de la mort. Toute la neige qui s'y trouvait la dévala et ensevelit la malheureuse qui n'entendit rien venir, concentrée sur sa musique. Avant qu'elle n'ait eu le temps de se rendre compte de quoi que ce soit, elle était enterrée sous une bonne quantité de neige.

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